Les grandes étapes du processus de fusion-acquisition
Une fusion-acquisition se déroule en plusieurs phases, qui montrent bien qu’il ne s’agit pas seulement d’un acte juridique mais d’un véritable projet de transformation organisationnelle.
Phase de préparation et d’évaluation.
Les deux entreprises mènent une due diligence approfondie sur les aspects financiers, juridiques, opérationnels et stratégiques de l’autre partie : analyse des bilans, des contrats, des équipes et des cultures d’entreprise. Sur cette base, elles négocient les conditions de la fusion, valorisation, échange de titres, gouvernance de la future entité.
Phase d’autorisation et de finalisation juridique.
L’opération doit généralement être validée par les autorités compétentes pour écarter tout risque de position dominante abusive. Une fois les autorisations obtenues, la fusion est formellement actée sur le plan juridique.
Phase d’intégration.
C’est la phase la plus longue et souvent la plus critique : harmonisation des systèmes d’information et des processus, communication interne pour rassurer et embarquer les équipes, et, le cas échéant, unification des marques.
Impact sur les parties prenantes.
Les collaborateurs peuvent connaître des réorganisations ou des évolutions de poste ; les client(e)s et fournisseurs doivent être informés et rassurés sur la continuité de service ; les actionnaires suivent de près la création de valeur générée par l’opération.
Consolidation et croissance à long terme.
Après la fusion, les entreprises travaillent à concrétiser les synergies annoncées et à définir la trajectoire de croissance de la nouvelle organisation.